Préservation des ressources forestières de la réserve de la Biosphère du Dja

Accompagner les femmes des ethnies Baka et Bantou dans la collecte durable et la valorisation des produits forestiers non ligneux

Dans la réserve de Biosphère du Dja au Cameroun, Noé, à travers son programme Man and Nature, accompagne les femmes des ethnies Baka et Bantou dans la collecte durable et la valorisation des produits forestiers non ligneux. En commercialisant des produits issus de la forêt, le projet propose une alternative à sa surexploitation et participe au développement rural.

Contexte local

La réserve de Biosphère du Dja représente 18 % du réseau national des Aires Protégées camerounais. Elle abrite une biodiversité d’exception, dont certains grands mammifères comme les gorilles, et les éléphants de forêt, et certains arbres menacés d’extinction.

La réserve est pourtant soumise à une dégradation continue, due à l’augmentation de la population rurale et à la surexploitation des ressources naturelles. Le braconnage, la surpêche, la demande croissante en bois et en produits forestiers font pression sur la biodiversité locale.
Les communautés locales comme les Baka, vivant traditionnellement de ces activités, voient leur accès aux ressources diminuer, voire être interdit.

Activités du projet

  • Encourager l’entrepreneuriat des femmes des ethnies Baka et Bantou : L’association locale appuie 350 femmes, organisées en 10 groupements, pour les encourager dans la collecte durable et la commercialisation des produits forestiers non ligneux.
  • Former les femmes et les hommes à des pratiques durables : Des ateliers de formation sont destinés aux collecteurs et aux collectrices. Ils visent à les faire adopter des techniques de récolte durables, et les former pour transformer et valoriser localement leur produit.
  • Développer les filières économiques des produits forestiers : Les graines de mbalaka, les amandes de mange sauvage, les amandes de moabi, sont des exemples de produits récoltés et commercialisés. Ils sont destinés à des usages alimentaires ou cosmétiques, et ont une forte valeur ajoutée.
  • Distribuer du matériel pour la transformation locale des produits : Du petit matériel de transformation pour la cuisson des amandes est distribué aux collecteurs afin qu’ils puissent valoriser leurs produits localement.
  • Accompagner l’établissement de plans de gestion dans les forêts communautaires alentours : Afin d’améliorer la gouvernance et d’encourager la participation des communautés forestières dans la gestion durable des ressources, des plans simples de gestion sont actualisés.
  • Planter les essences forestières à intérêt économique : des moabis, des manguiers sauvages, des njansang ou encore des mbakalas sont plantés pour augmenter les récoltes.

Bénéfices du projet

Bénéfices environnementaux

  • Protection d’espèces menacées : Le moabi est un arbre surexploité pour son bois. L’utilisation de ses fruits peut être, sur le long terme, bien plus rentable pour les populations locales.
  • Gestion durable des ressources naturelles : Le projet encourage et établit des règles pour la gestion durable des ressources naturelles, en proposant des formations et la mise en place de plans de gestion.

Bénéfices sociaux

  • Accompagnement des femmes : Le projet responsabilise les femmes et les rend actrices de la gestion et la commercialisation de leurs produits.
  • Développement des minorités ethniques : Loins des axes de communication, les femmes Bakas ont peu accès au marché communautaire pour les produits forestiers. Le projet les accompagne dans la transformation et la commercialisation de leur récolte, pour qu’elles bénéficient directement de la valeur ajoutée.

Bénéfices économiques

  • Développement économique des filières : Les partenariats entre les entreprises de commercialisation, la coopérative des femmes, et et d’autres acteurs de la gestion durable des ressources ont permis de développer les filières de produits forestiers non ligneux.
  • Valorisation économique locale des produits : les produits transformés, vendus avec une plus grande valeur ajoutée, permettent de rémunérer justement les productrices. Une caisse villageoise d’épargne a aussi été créée.

Partenaires locaux

  • Pallisco
  • AAFEBEN
  • Centre vert de Lomié

Chiffres clés

  • Nombre d’arbres plantés : 20.000
  • Nombre de bénéficiaires : 350
  • Année de lancement du projet : 2015
  • Essences plantées : Baillonella toxisperma, Pentaclethra macrophylla, Irvingia Gabonensis, Ricinodendon heudelotii, cacao
  • Budget du projet : 25.000 – 30.000 €

PORTEUR DU PROJET

noe

Noé est une association qui a pour mission de sauvegarder la biodiversité en France et à l’international.

DÉCOUVRIR

RESTEZ CONNECTÉ(E) AUX PROJETS

Recevez des actualités des projets directement dans votre boîte e-mail.

all4trees

DON

 Soutenez les acteurs
engagés pour la
préservation et la
restauration des forêts